Les jours se rallongent, la nature se réveille, le printemps pointe le bout de son nez. Autant de constatations qui devraient nous permettre d’être en pleine forme et prêts à attaquer la vie à pleines dents. Pourtant, il peut nous arriver de nous sentir à plat avec pour seule idée de nous cacher sous la couette et de continuer à dormir. Une personne sur deux est concernée par ce phénomène pendant les mois de mars à mai.
La fin de l’hiver et le début du printemps sont particulièrement propices aux grosses fatigues.
La fatigue prend de multiples formes, du petit coup de pompe qui se surmonte rapidement à l’épuisement persistant et sévère qui conduit au syndrome de fatigue chronique, réellement invalidant. Quoi qu’il en soit, pour les praticiens, qui parlent «d’asthénie», ce n’est pas une maladie; c’est en fait un symptôme. Tous les généralistes vous le diront: la fatigue est l’un des motifs les plus fréquents de consultation, On estime que, dans les pays occidentaux, 6 à 7,5% de la population souffre de ce qu’un spécialiste français appelle joliment la «tristesse du corps». Un mal qui n’épargne personne. Même si les femmes sont plus nombreuses à consulter pour ce motif. Affaire d’hormones, peut-être, mais on sait aussi qu’elles se préoccupent plus de leur santé que les hommes qui « essayent » plutôt de gérer seuls le problème.
De nombreuses personnes à cette période de l’année ressentent le besoin de recharger leurs batteries
Comment éviter cette fatigue ?
Tous ceux qui travaillent à l’intérieur toute la journée doivent penser à marcher le plus souvent possible et prêter attention à la circulation de l’air. Même s’il fait froid, il faut aérer les pièces plusieurs fois par jour, au moins 5mn. Se masser la tête ou sortir prendre un bol d’air peuvent atténuer les symptômes, améliorer le fonctionnement du cortex cérébral, ce qui facilite la vivacité d’esprit.
Si l’hiver est Yin, le printemps, lui est Yang. Il faut donc adapter son alimentation. Consommer régulièrement des aliments amers comme la salade de pissenlit ainsi que des aliments Yin comme les légumes jaune-vert tels que les poireaux les carottes ou le chou. Éviter les aliments Yang comme la ciboulette, les oignons, tout ce qui est très gras comme les fritures et les féculents. Un excès de Yang va affaiblir la rate et blesser l’estomac.
La médecine chinoise pour vous remettre d’aplomb…
Le concept fondamental de la médecine chinoise est basé sur le « Qi » un flux d’énergie circulant librement dans les méridiens. Un bon état de santé se caractérise par une circulation fluide du « Qi » résultant d’un équilibre entre deux forces, opposées et complémentaires, le Yin et le Yang.
Lors d’une fatigue printanière, le Yin et le Yang se trouvent en déséquilibre total, ce qui amène un blocage de l’énergie et de la circulation du sang. D’où l’état de fatigue et de dépression qui perturbe la vie de nombreuses personnes.
Le thérapeute chinois placera de fines aiguilles sur des points bien spécifiques afin de libérer les blocages des méridiens, d’harmoniser le flux du « Qi » et de rétablir l’équilibre entre le Yin et le Yang. Pour faire disparaître complètement les symptômes de fatigue, on compte généralement six à huit séances d’acupuncture combinées avec de la phytothérapie, à raison d’une à deux fois par semaine. Le thérapeute vous conseillera également pour une meilleure hygiène de vie, une alimentation équilibrée, ou encore la pratique d’activités physiques en plein air comme la marche, le taïchi ou le yoga.


